Un traitement précoce et
intensif pour jeunes adultes ayant eu un épisode psychotique
Membres de
l'équipe
En ordre d'apparition de gauche à droite: Annie Lefebvre (ergothérapeute), Dre Laurence Artaud, Dre Amal Abdel-Baki, Julie Brault (travailleuse sociale), Cynthia Delfosse (ergothérapeute), Geneviève Gagné (travailleuse sociale), Dre Béatrice Granger, Nathalie Desjardins (infirmière), Marilyn Paquet (ergothérapeute), André Simon (infirmier), Audrey Lemelin (ergothérapeute).
Mission de la clinique JAP
Depuis 1999, la
clinique JAP s'est donné comme mission:
D’offrir un accès
facile et rapide à un traitement pour jeunes adultes souffrant
de psychose
D’offrir un
traitement basé sur la collaboration tant avec le jeune adulte
que ses proches, dans un climat d’espoir réaliste
D’atteindre une
rémission des symptômes de la psychose et la réintégration du
patient dans son milieu et dans ses rôles sociaux significatifs
D’offrir une gamme
étendue de services à la fine pointe des connaissances actuelles
De promouvoir l’importance de la prise en charge
précoce et intensive des jeunes souffrant d’un épisode
psychotique dès les premiers signes
Objectifs de la clinique JAP
Détection précoce de la psychose en collaboration
avec les organismes communautaires partenaires du CHUM.
Intervention
précoce et intensive auprès du patient et de ses proches dans
une approche de collaboration et de continuité de soins.
Organisation
de conférences visant la sensibilisation des professionnels de
la santé et des organismes qui travaillent auprès des jeunes aux
besoins spécifiques de cette clientèle.
Formation
de professionnels en santé mentale.
À
qui s’adressent les services de la clinique JAP ?
Ø
Jeunes adultes de 18 à 30 ans
Ø
Résidant sur le territoire desservi par le CHUM
ØAtteints d’une
psychose affective ou non affective, comme diagnostic principal
Ø
Jamais traités, ou traités depuis moins d’un an, pour une
psychose
Quels sont les services offerts ?
qÉvaluation
Le plus tôt possible,
dans les 24 à 48 heures qui suivent la demande, un premier contact
est établi afin de déterminer si la personne présente des signes
probables d’un début de psychose.
Par la suite, une
évaluation plus approfondie est complétée par une équipe d’experts
composée d’un psychiatre et d’une équipe multidisciplinaire afin
de déterminer si la personne souffre de psychose et quels sont ses
difficultés, ses besoins et son projet de vie. L’entrevue se fait
habituellement dans les locaux de l’hôpital mais peut également se
faire dans la communauté, au besoin.
Le processus
d’évaluation est habituellement complété en moins d’une semaine.
qTraitement :
principes de base
Après l’évaluation,
un traitement médical et psychosocial complet et intensif est
offert au jeune adulte en priorisant l’intervention dans le milieu
de vie du patient autant que possible. Lorsque nécessaire,
l’hospitalisation la plus courte possible est facilitée.
L’intervention
multidisciplinaire se fait dans le cadre d’une approche de
collaboration avec le patient et ses proches. Elle cherche d’abord
à stabiliser les symptômes et la situation de vie, incluant la
résolution de problèmes concernant l’hébergement, les relations
sociales, le revenu, etc. Puis, graduellement, l’intervention vise
une plus grande autonomie du patient par sa réintégration dans un
rôle social significatif pour lui.
Pour y parvenir, des
activités intégrées dans la communauté et l’environnement social
du patient sont privilégiées. Une aide est aussi offerte au jeune
adulte pour l’aider à réintégrer les études ou le travail le plus
rapidement possible. L’intervenant principal et le psychiatre
développent donc un plan de traitement individualisé avec chaque
patient et sa famille.
qTraitement spécifique
Le traitement intègre
une combinaison des éléments suivants
Médication
appropriée (stabilisation des symptômes)
Psychothérapie de
soutien et cognitivo-comportementale
Participation
à des groupes thérapeutiques visant l’adaptation à l’épisode
psychotique par le développement d’habiletés sociales et
fonctionnelles, une meilleure connaissance de soi, l’atteinte
des objectifs de vie et l’amélioration de l’autonomie
personnelle.
Les patients
reçoivent un suivi intensif par un professionnel en santé
mentale (intervenant principal) pouvant s’étendre jusqu’à trois
ans selon les besoins.
Dans les moments de
crise, le suivi peut être intensifié si nécessaire. Tous les
efforts sont mis en œuvre afin que le patient retrouve un degré
de fonctionnement optimal.
Le suivi avec le
psychiatre s’étend quant à lui sur cinq ans.
Les personnes
nécessitant un suivi prolongé pour des besoins médicaux et
psychosociaux spécifiques sont dirigées vers un service
approprié.
Psychiatres, travailleurs sociaux, ergothérapeutes, psychologue et
infirmière font partie de l’équipe multidisciplinaire de la
clinique JAP.
Comment avoir accès aux services de la clinique JAP ?
Les jeunes peuvent
être référés par des professionnels en santé mentale, des
médecins, des psychologues ou tout intervenant travaillant auprès
de jeunes.
La
famille, l’école, les amis ou les personnes elles-mêmes peuvent
également soumettre une demande de consultation en communiquant
avec la clinique JAP au (514) 890-8242.
Formation et éducation
La clinique JAP fait
partie du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).
En tant qu’hôpital universitaire, elle accueille et forme des
étudiants stagiaires et des résidents de diverses disciplines
(médecine, psychiatrie, ergothérapie, travail social, psychologie,
soins infirmiers, etc.) intéressés à développer leurs
connaissances et habiletés dans ce secteur de soins.
En plus des conférences scientifiques offertes aux
médecins, psychiatres et autres professionnels de la santé, la
clinique JAP offre également de la formation et des conférences
éducatives au sein des organismes communautaires ou scolaires;
intervenant auprès des jeunes ou encore aux associations de
soutien pour les proches de gens atteints de maladie mentale afin
de sensibiliser les gens à l’importance de l’intervention précoce
pour la psychose.
Recherche
Les études dans
lesquelles s’est engagée la clinique JAP se concentrent sur la
façon dont les facteurs biologiques et environnementaux
interagissent et influencent le développement et l’évolution des
troubles psychotiques. Nos activités de recherche touchent les
sujets suivants:
Les
facteurs de risque pour le développement de la psychose
L’évolution
à long terme et ses prédicteurs
L’efficacité des
traitements psychosociaux et pharmacologiques
Nos
coordonnées
Clinique JAP
CHUM-Hôpital Notre-Dame
Pavillon Louis-Charles Simard
2065, rue Alexandre de Sève, 6ième étage
Montréal (Québec)
H2L 4M1